Une étude du Centre d'analyse stratégique estime que la tonne de CO2 s'échangera à plus de 56 euros en 2020, et probablement autour de 100 euros en 2030 alors qu'elle  se situe actuellement autour de 26,2 euros sur le marché au comptant de BlueNext. En 2005, l'Union européenne a mis en place un système d'échange de quotas de gaz en diminuant progressivement les autorisations d'émission : L'objectif est de réduire de 8% les émissions de CO2 - un des principaux gaz à effet de serre - d'ici à fin 2012 conformément au protocole de Kyoto, puis de 20% à l'horizon 2020.

Le système impose aux entreprises émetrices un quota de CO2. Une société qui a acheté trop peu de droits d'émission et qui émet trop, devra, soit arreter, soit acheter des droits cotés pouvant aller à 100 euros la tonne de CO2. En revanche, si elle en a trop, elle peut les vendre sur le marché, libre.

Cette réduction drastique des droits d'emission fait mécaniquement augmenter le cout des droits d'émission pour les entreprises qui le dépassent.

L'étude se base sur «la valeur tutélaire» du carbone, c'est-à-dire celle qui, au-delà de la valeur actuelle de marché, intègre les objectifs..

Plus loin, A l'horizon 2050, le Centre d'analyse stratégique table sur environ 200 euros. En sachant que ce chiffre s'inscrit dans une zone de 150 à 350 euros, montrant «les incertitudes qui entourent la détermination de la valeur du carbone au-delà de 2030, sur le plan des accords internationaux comme sur le plan des technologies disponibles».

Et tout cela, c'est très bon pour le bois!